La question revient souvent : peut-on vraiment boire de l'eau de mer ? Telle quelle, non — elle est bien trop salée. Mais après un traitement par osmose inverse, oui : on obtient une eau potable, conforme aux normes sanitaires, avec un taux de dessalement ≥ 99,8 %.
Le principe : pousser l'eau à travers une membrane
L'osmose inverse consiste à pousser l'eau de mer, à haute pression, à travers des membranes semi-perméables. Ces membranes laissent passer les molécules d'eau mais retiennent le sel et les impuretés. D'un côté sort de l'eau douce ; de l'autre, une saumure concentrée qui est rejetée.
Le point clé : l'énergie
Le dessalement a longtemps eu mauvaise réputation parce qu'il consomme de l'énergie. C'est là que la récupération d'énergie change tout : notre système (Danfoss iSave) réutilise la pression résiduelle de la saumure au lieu de la perdre. Résultat, la consommation tombe à 2,45–2,7 kWh par m³ — près de trois fois moins qu'un système sans récupération.
Moins d'énergie par mètre cube, c'est moins de panneaux solaires nécessaires, donc un coût plus bas et une station qui peut être 100 % autonome au solaire.
Une eau réellement potable
L'eau produite est conforme aux usages domestiques et collectifs, contrôlée en sortie de station. C'est cette eau qui alimente des sites isolés, des îles et des communes partout en Nouvelle-Calédonie, y compris sur la Grande Terre.
